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| Table des matières | |
| Pendant les deux premiers tiers de son histoire maintenant trois fois séculaire, la Côte-des-Neiges vécut principalement d'une économie de type rural et artisanal. Les terres en culture et les vergers assuraient la subsistance de la petite* communauté et permettaient d'approvisionner les marchés publics de Montréal en fruits et en légumes réputés, puis plus tard en fleurs cultivées en serres. Les petites tanneries qui se comptaient par dizaines le long du ruisseau au milieu du XIXe siècle allaient disparaître ou se regrouper : au début de notre siècle il n'en restait que deux (secteur Jean-Brillant et Côte-des-Neiges). La transformation des peaux animales en cuir relevait cependant plutôt de l'artisanat ; c'étaitégalement le cas de la sculpture des monuments funéraires à laquelle se consacraient les ateliers établis à proximité du cimetière Notre-Dame-des-Neiges ouvert en 1855. Aujourd'hui, les rares industries établies dans Côte-des-Neiges restent cantonnées dans le secteur de la voie ferrée, dans le Bas de la côte. L'époque moderne, particulièrement à partir des annexions à Montréal (1908-1910) et surtout dans l'entre-deux guerres a vu la disparition totale d'abord des tanneries puis des cultures : en quelques décennies, Côte-des-Neiges est ainsi passé à une économie de type tertiaire, une économie de services. Il s'agit là bien sñr de la résultante de l'implantation dans le quartier des grandes institutions d'enseignement et des importants établissements hospitaliers. Cependant, dès le XIXe siècle, l'attrait qu'exerçait la Côte-des-Neiges épargnée par l'industrie naissante et oó l'on venait apprécier la campagne, le calme et l'air pur, avait entraîné la concentration de plusieurs hôtels et auberges dans le Haut de la côte; en un certain sens, cette industrie hôtelière présageait de la future vocation de Côte-des-Neiges dont l'économie allait s'organiser autour des importants pôles d'attraction que constitueraient les collèges, l'Oratoire, les hôpitaux et l'Université de Montréal. * En 1889, lors de la division du village de Côte-des-Neiges en deux municipalités, la population était d'environ 1000 habitants. |